Bon ! Là je mattaque a une page d'histoire, je ne vous parle plus de groupes célèbres mais d'un mythe, de dieux bref du génie en personne ( non je n'en fait pas des caisses, car c'est vrai) c'est le caviar de la music, la rolls du rock, les montecristos du songwritting.
LADIES AND GENTLEMEN......
......... The Beatles
Tout commenca dans le prolétariat de Liverpool, les Beatles débutent dans des boîtes de nuit mal famées où leur manager, Brian Epstein, les découvre. Ils enregistrent en 1962 leur premier album Please Please Me, mêlant de vieux succès du rock à des compositions originales de Lennon et McCartney. Le succès ne se fait pas attendre ; le groupe a un charisme exceptionnel, qui tient à la forte personnalité de chacun de ses membres :
John Lennon (1940-1980) : guitariste, est l'intellectuel du groupe, à l'esprit caustique ;
Paul McCartney (né en 1942) : le bassiste, en est le musicien le plus doué ;
George Harrison (1943-2001) : excellent guitariste solo, est un "mystique" qui initiera ses amis aux religions orientales ;
Richard Starkey, dit Ringo Starr (né en 1940) : le batteur, apporte au groupe sa drôlerie et sa bonne humeur.
Dans les années 1963-1965, albums et tournées triomphales se succèdent : With the Beatles (1963) ; A Hard Day's Night (1964) ; Beatles for Sale (1964) ; Help (1965) ; l'originalité des Beatles éclate déjà dans ces premiers disques : ce sont des chansons d'amour, au romantisme teinté d'humour, sans vulgarité ni mièvrerie. La diversité des mélodies et des rythmes, l'interprétation de Lennon et McCartney, les accords plaintifs de la guitare de Harrison, tout cela concourt à un succès sans précédent : chaque apparition publique du groupe provoque des émeutes. Les Beatles s'essaient au cinéma (A Hard Day's Night et Help ! de Lester), font la conquête de l'Europe et des États-Unis, voient leurs chansons enregistrées par d'autres artistes et sont peu à peu étouffés par le succès qui les isole : Help ! est un cri d'alarme, et les Beatles commencent à trouver une échappatoire dans les drogues. 1965 et 1966 sont des années charnières, celles de deux albums complexes : Rubber Soul (1965) et Revolver (1966), dont la qualité sonore est plus sophistiquée que celle des précédents, qui se contentaient de reproduire le son des concerts. Des instruments rares sont utilisés (flûte, clavecin, cithare). Harrison tire de sa guitare électrique une expressivité jamais atteinte jusqu'alors. Avec ces deux disques, les Beatles créent véritablement la pop music. Les paroles de leurs chansons deviennent mystérieuses et graves ; Lennon donne libre cours à une vocation poétique surréaliste. Une telle complexité, un tel raffinement musical ne peut être reproduits sur scène, et les Beatles décident de se consacrer exclusivement au travail en studio qui occupera les années 1967-1970.
En 1967 paraît Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band , leur chef-d'œuvre : il ne s'agit plus d'un recueil de chansons, mais de ce que Lennon qualifiera de pop opéra , le premier album conceptuel de l'histoire de la pop music dans lequel les morceaux ne sont séparés par aucun temps mort et les thèmes musicaux sont repris d'une face à l'autre ; enregistré en six mois, cet album est d'une extraordinaire richesse musicale : les motifs inspirés par la musique indienne voisinent avec les morceaux qui requièrent un orchestre philharmonique ; les chansons fourmillent d'allusions mystiques, de visions entraperçues sous l'effet de drogues fortes. Les Beatles enregistreront ensuite encore cinq albums importants : Magical Mystery Tour (1967 : c'est la musique d'un film qu'ils réalisent sous le même titre) ; l'album éponyme The Beatles ou White Album (1968) ; Yellow Submarine (1969) ; Abbey Road (1969), encore un pop opera, et Let it be qui sort en 1970 (un film du même nom montre l'ambiance tendue qui régnait à l'intérieur du groupe au moment de l'enregistrement du disque). En 1970, les Beatles se séparent, mais leur œuvre collective reste toujours aussi neuve et riche : elle a ouvert la voie à tous les groupes des années 1970 (Pink Floyd, Genesis, Yes) ou 1980 (Police, Pretenders) et symbolise plus que jamais l'insouciance et la créativité des "sixties".